
Échange linguistique
Échange linguistique entre les élèves du Cycle d’Orientation des 2 Rives (Leytron, Valais) et ceux de Radebeul (Saxe, Allemagne). Le projet relie deux territoires à travers leurs fleuves respectifs, le Rhône et l’Elbe, dans une approche artistique.
02-04.02.26, Leytron, VS, CH.









An der Rhone bei Leytron fließt das Licht,
Reben klettern den Hang hinauf.
Der Fluss erzählt von Schmelzwasser und Zeit,
kalt, klar, unbeirrt in seinem Lauf.
Die Berge stehen wachsam und still,
ihr Schatten liegt auf Kies und Gras.
Wind streicht durch Blätter und Stein,
als würde die Erde leise atmen.
Ein Vogel schneidet die Morgenluft,
Glocken klingen fern im Tal.
Hier wird die Welt langsamer,
und alles findet kurz seinen Platz.
Sur le Rhône, près de Leytron, la lumière s’écoule,
les vignes grimpent le long du coteau.
Le fleuve raconte l’eau de fonte et le temps,
froid, clair, inébranlable dans sa course.
Les montagnes se tiennent vigilantes et immobiles,
leur ombre repose sur le gravier et l’herbe.
Le vent effleure les feuilles et la pierre,
comme si la terre respirait doucement.
Un oiseau fend l’air du matin,
des cloches résonnent au loin dans la vallée.
Ici, le monde ralentit,
et tout trouve, un instant, sa place.


La vallée silencieuse
Sous le ciel bleu, s’étire la vallée silencieuse,
La rivière avance, claire et majestueuse.
Les montagnes veillent, couronnées de blanc,
Gardiennes du temps qui s’écoule lentement.
Le vent caresse l’eau aux reflets d’argent,
La nature respire, libre et apaisante.
Chaque pierre raconte un ancien voyage,
Gravé dans le calme et le paysage.
Le regard se perd dans cette immensité,
Où règnent la paix et la sérénité.

Le port endormi
Les bateaux reposent sur l’eau endormie,
Alignés en silence dans la douce harmonie.
Les mâts s’élèvent vers le ciel voilé,
Comme des rêves prêts à s’envoler.
L’eau reflète un monde presque parfait,
Où le temps s’arrête, discret et secret.
Les montagnes observent, calmes et fières,
Ce port abrité de lumière.
Ici, tout invite à la tranquillité,
Dans un instant suspendu de liberté.

Venise
Le canal s’étire dans une calme brise,
L’eau reflète les murs avec précision exquise
Dont les maisons colorées offrent leurs devises
Dans ce décor discret au charme magnifique,
Ce lieu de déjà vu, un air de Venise.
L’eau dessine doucement un reflet de miroir,
Le canal garde en silence ce paisible espoir.

À perte de vue
L’eau verte s’ouvre sur un ciel éclatant,
Portant les nuages doucement flottants.
Les arbres se penchent avec tendresse,
Offrant à l’eau leur fine caresse.
Les montagnes lointaines ferment l’horizon,
Comme un décor peint à la perfection.
Le reflet danse au rythme du vent,
Libre, fragile et apaisant.
Ici, le monde semble ralentir,
Pour laisser l’âme enfin s’élargir.

Photos et textes: Liam Besson et Mattéo Guillou






Photos: Margaux

